23/08/1942

La bataille de Stalingrad : la ville à la merci des nazis

// Vidéo Stalingrad à la merci des nazis

En quatre semaines de combats acharnés, les Allemands réussissent à gravir le seul point élevé, la colline Mamaiëv. De là, ils peuvent contrôler l’ensemble de la ville. Le 15 octobre 1942, les Allemands atteignent leur but, le grand fleuve russe, la Volga. Seule une mince bande de terre est encore aux mains de quelques Soviétiques.

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INA : Bombardements de l'usine Octobre Rouge

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En août 1942, Churchill va à Moscou avec Harriman, l’ambassadeur de Roosevelt, pour rencontrer Staline, qui réclame l’ouverture d’un second front à l’ouest.
Churchill est bien obligé d’avouer à Staline que les Alliés ne pourront pas soulager la pression allemande sur le front Est. Harriman promet plus d’aide, mais Staline est furieux. Il sait qu’il devra lutter seul contre Hitler.
Il nomme alors à la défense de Stalingrad, l’un de ses plus rudes hommes de main, l’Ukrainien Nikita Khrouchtchev, déjà responsable de massacres staliniens, avant la guerre. Khrouchtchev transmet l’ordre de Staline de ne plus reculer. Il fera fusiller 15.000 de ses hommes, des soldats soviétiques, pour manque de courage. Mais il ne peut empêcher l’avance allemande jusque dans les faubourgs de Stalingrad.
Début septembre 42 le général allemand Paulus parvient à la ligne de chemin de fer qui va à Moscou, puis réussit à la remonter, et prendre la gare centrale de Stalingrad.
Les Stukas se préparent à détruire ce qui fut l’orgueil de l’Union soviétique, la plus belle ville industrielle du monde communiste. Les Stukas se préparent à détruire ce qui fut l’orgueil de l’Union soviétique, la plus belle ville industrielle du monde communiste. Les bombardements allemands tuent des milliers de civils. La ville n’est plus qu’un océan de ruines. Mais ces ruines sont autant de blockhaus, de forteresses, que les Allemands doivent prendre au corps à corps, au prix de lourdes pertes, qui ne sont pourtant rien à côté de celles des Russes.
En quatre semaines de combats acharnés, les Allemands réussissent à gravir le seul point élevé, la colline Mamaiëv. De là, ils peuvent contrôler l’ensemble de la ville. Le 15 octobre 1942, les Allemands atteignent leur but, le grand fleuve russe, la Volga. Seule une mince bande de terre est encore aux mains de quelques Soviétiques. Le général Paulus peut donc annoncer à Hitler que la Sixième armée occupe la ville, sur laquelle flotte désormais la croix gammée.
Hitler fait frapper la médaille commémorative de la prise de Stalingrad. Il exulte. Il réunit ses complices, Goering, Goebbels, Himmler, et ses fidèles, et il leur dit : « Je voulais la prendre, cette ville de Staline. Nous avons fini par l’avoir. Et aucun bateau ne peut plus remonter la Volga, et ça c’est l’essentiel. »

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

Témoignage : Stalingrad, chaque mètre compte

Quand les renforts parvenaient en rampant la nuit dans cet abri, ils posaient tous la même question : « Où est l’Allemand ? » « Oh loin, très loin, à 120 mètres au moins, là bas au bout du chemin » leur répondait avec son optimisme inébranlable le général Ludnikov :


« Mais comprends nous, nous nous battons pour chaque maison. Pour chaque chambre à l’intérieur de la maison. Pour chaque étage. Pour l’escalier même. D’un côté il y a nous et de l’autre côté du mur il peut y avoir l’ennemi. C’est pour ça que nous prenons notre mesure par, pour un mètre ; mais ce mètre, c’est notre mètre, le mètre de Stalingrad. De l’autre côté de la Volga, il y a beaucoup de terres alors normalement on compte cette terre dans un mètre normal. Mais comment est ce que vous faites pour pouvoir vous défendre dans cette toute petite terre ? C’est très facile. Sur nos lignes avancées, il y a un chemin de fer qui passe et quand les nazis commencent à avancer nous prenons les rails entre nos dents, nous tirons, et l’ennemi ne peut pas nous faire reculer ».


Extrait de la série "Les Grandes Batailles" - "La bataille de Stalingrad"

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